Via Scoop.it - mutations des médias et du journalisme

Dans les sciences de l’information et de la communication, discipline 71 du classement des sciences en France, la part de l’analyse des “discours et des pratiques” d’accompagnement est importante : elle pré-suppose que la société de communication advient aussi par l’activité déployée autour des mots, paroles, discours que les acteurs vont formuler pour proposer des scénarios et des médias, des usages. La technique et l’économie ne sont pas “tout” : l’activité sociale de communication autour et avec les médias, les techniques est partie prenante de cette construction par des signes, des événements. Alors voilà pourquoi j’aimerais assister au Web11 : il me semble q’un tel lieu est un concentré de “discours d’accompagnement” (et cette expression n’est absolument pas méprisante, au contraire). Mais malheureusement, pour pouvoir y participer, il faudrait que je m’acquitte de droits d’entrée qui sont hors de ma portée. Et me tourner vers mon laboratoire de rattachement, pour être financée, n’est pas possible : un tel événement n’entre dans aucune des catégories des éléments d’un projet scientifique pouvant être soutenue. Par ailleurs, mon laboratoire se doit d’aider les plus jeunes chercheurs, les doctorants : il est aussi légitime de partager le budget avec les collègues. Je pourrais travailler à partir des éléments émis par les autres bloggeurs et à partir du site de l’événement, mais il me semble que je perdrais une partie importante des interactions, échanges in situ, qui permettraient de voir comment, pratiquement, une “société de l’information” se constitue, par des interactions rapprochées entre acteurs sociaux. Je me dis alors qu’en devenant, pour le temps de l’événement, une observatrice attentive, sur les outils de réseaux sociaux que j’explore, par quelques commentaires sur une observation des “us” et “coutumes” du Web11, me permettrait éventuellement d’à la fois de tenir le statut de participante (et donc “voir” et “entendre” pour comprendre) et aussi d’être modestement une apprentie “ethnologue” d’un environnement mêlant technologies, acteurs sociaux et commentateurs. Sera-t-il possible que cette approche de la recherche, active, sur le terrain, rencontre l’intérêt des organisateurs du Web11 ? La question reste ouverte, auprès notamment de @loic + @geraldine et de @fdevillamil : l’innovation, c’est aussi ça, des “iconoclastes” et des inclassables, mais qui participent aussi !